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Le Bitcoin est régulièrement qualifié d’or numérique ou encore d’or 3.0. Quelles sont les similitudes entre ces deux actifs et en quoi peut-on les qualifier de valeur refuge ?


Qu’est-ce que le Bitcoin ?

Le Bitcoin a été créé par un certain Satoshi Nakamoto, dont le mystère de son identité n’a toujours pas été percé. Il publie en 2008 un livre blanc où il y explique le fonctionnement du Bitcoin. Il le décrit comme un système de paiement électronique pair-à-pair. Aucune autorité ne peut donc y exercer un pouvoir de contrôle. Il fonctionne de manière autonome et décentralisée grâce à la technologie de la blockchain.

La blockchain permet de stocker et de transmettre des informations de manière totalement transparente et sécurisée. En d’autres termes, il s’agit d’une immense base de données qui regroupe l’historique complet des transactions des utilisateurs. Aucun individu, pas même Satoshi Nakamoto, n’a accès à ces blocs et n’a la possibilité de les modifier, ce qui garantit la sécurité de la blockchain.

La création du bitcoin

Le processus de création de bitcoins s’appelle le minage. Le processus de minage permet le chiffrement de chaque transaction afin de sécuriser le réseau et de permettre la transmission des transactions.

Chaque utilisateur participant à la sécurisation du réseau est appelé un mineur. Ces mineurs sont en réalité des équipements informatiques avec une immense puissance de calcul. Leur mission est de résoudre des équations le plus rapidement possible par rapport aux autres mineurs avec qui ils sont en concurrence. Le premier mineur a y arriver est récompensé en bitcoins afin d’inciter à participer à la sécurisation du réseau.

Tout comme l’or, la quantité de bitcoins disponible est limitée. Seulement 21 millions d’unités seront émises et pas une seule de plus! A ce jour et peu après 14 ans suivant sa création, plus de 90% des bitcoins ont déjà été mis en circulation. Selon nos estimations, le dernier bitcoin sera créé en 2140.

La mise en circulation des bitcoins

Bitcoin a été imaginé pour que l’émission sur le marché se réduise au cours du temps. Tous les 4 ans, nous pouvons assister à ce que l’on appelle le “halving”. Cet événement a pour but de diviser par deux les récompenses de minage et donc par deux la mise en circulation de nouveaux bitcoins. Plus concrètement, ce “halving” divise par deux la quantité de bitcoins par blocs et non pas la quantité de blocs émis. Cela revient ainsi à couper une page en deux.

Jusqu’à présent, nous avons pu assister à 3 “halving” dans l’histoire de Bitcoin. Le prochain aura lieu en 2024 et réduira à nouveau drastiquement les récompenses de minage.

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Bitcoin est-il l’or numérique ?

Si l’on passe outre les innovations technologiques de la la blockchain, nous pouvons retrouver de grandes similitudes entre l’or et le bitcoin.

C’est principalement l’aspect de rareté qui rend cette comparaison pertinente et qui donne à Bitcoin le nom d’or numérique.

Tout comme Bitcoin, chaque année, une certaine quantité d’or est extraite et mise en circulation, ce qui a pour effet d’augmenter la quantité d’or disponible et donc d’influencer sa valeur.

L’indicateur de mesure “Stock to Flow” nous permet d’estimer cet impact. Tout d’abord, cet indicateur permet l’estimation de la rareté d’un métal précieux ou d’un actif en divisant sa quantité globale en circulation par la quantité mise chaque année. Plus le résultat est élevé et moins la quantité émise chaque année aura un impact important sur le prix de l’actif.

Prenons un exemple concret : La quantité d’or en circulation en 2021 est estimée à 180 000 tonnes, pour une quantité émise d’environ 3200 tonnes par an. Ce qui représente un ratio “stock to flow” de 55, et une augmentation de la quantité d’or d’environ 1,9% par an.
Concernant le Bitcoin, depuis 2020 le ratio stock to flow est relativement similaire à celui de l’or en étant aux alentour de 53.

L’or et le Bitcoin ayant des “stock to flow” relativement similaires, l’aspect de Bitcoin comme réserve de valeur, au même titre que l’or, se renforce chaque année. C’est ainsi la rareté des bitcoins qui donne le nom d’or numérique à la première cryptomonnaie du marché.

L’inflation nous pousse vers les valeurs refuges

Nous traversons actuellement une période de crise économique et de risque monétaire important. Avec une inflation dépassant le seuil des 10% en Europe, la confiance diminue jour après jour dans les monnaies fiduciaires.

Historiquement l’or a toujours été une valeur refuge, en étant le placement de sécurité par excellence pour se prémunir des périodes de crises. Son cours à tendance à augmenter en période de crise tandis que les actions, quant à elles, perdent de la valeur.


Cette crise a confirmé une nouvelle fois l’aspect de valeur de refuge de l’or avec une hausse de son cours de 13% par rapport à octobre 2021.

Si l’on suit cette logique, Bitcoin devrait aussi s’apprécier, sauf que c’est l’effet inverse qui se produit…

Une toute autre réalité

Sur le papier, Bitcoin remplit toutes les conditions pour être une valeur refuge lors d’une période de forte inflation. Il devrait alors suivre une tendance similaire à celle de l’or et voir son cours augmenter depuis octobre 2021.

Cependant, c’est une toute autre réalité. Nous pouvons constater que le cours de Bitcoin est actuellement corrélé au marché boursier. Sa grande volatilité suscite de la peur auprès des investisseurs qui ont tendance à privilégier le dollar américain. Le prix de Bitcoin a en effet été divisé par 3 depuis octobre dernier, passant de 61 000€ à 20 000€.

Une tendance vouée à changer

Chaque monnaie fiduciaire est contrôlée par une institution financière à laquelle nous devons faire confiance dans la gestion de la monnaie et leur capacité à surmonter les problèmes économiques.

Le Bitcoin étant décentralisé et non contrôlé par une quelconque institution. Lorsque son marché sera plus capitalisé, son cours sera plus stable. Nous pouvons alors supposer qu’il jouera pleinement son rôle de valeur refuge et d’actif non corrélé aux crises économiques.

Où acheter du bitcoin ? Il est conseillé d’investir dans les cryptomonnaies auprès de Prestataires de Services sur Actifs Numériques (PSAN) régulés auprès de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). C’est le cas de la fintech française Ambrosia, qui propose de diversifier son épargne et investir dans la valeur refuge de demain.


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